L'UDES donne la parole aux employeurs de l'ESS au sujet des contrats aidés

ESS France

L'UDES fait suite à son appel au gouvernement, en donnant la parole aux employeurs de l'économie sociale et solidaire. Opposée à la "baisse brutale" des contrats aidés, l'Union "demande l'ouverture d'une concertation" ​et rappelle que ce type de contrat représente 7% des emplois dans l'ESS.
 

"170 000 emplois au bénéfice des jeunes et des personnes éloignées de l'emploi"

L'UDES insiste en particulier sur la nécessité de maintenir les emplois d'avenir : "1 jeune sur 2 a pu trouver le chemin d'un emploi durable", alors que ces mêmes contrats ont permis à 80 000 jeunes d'être embauchés par les entreprises de l'économie sociale et solidaire. Ainsi l'Union souhaite :

  • "la mise en place d’un budget pluriannuel qui donne de la visibilité aux employeurs et évite le « stop and go » ;
  • l’assurance d’un haut niveau de prise en charge comprenant une formation diplômante ou certifiante et un accompagnement avec tutorat ;
  • l’ouverture d’une réflexion sur le ciblage, la durée et le niveau de financement de ces contrats".

L'UDES soumettra ses propositions à l'Assemblée Nationale le 26 septembre et poursuivra sa mobilisation contre la diminution des contrats aidés du 19 au 22 septembre 2017.

​Témoignages des employeurs de l'ESS

Du 19 au 22 septembre l'UDES propose à des acteurs de l'ESS de prendre la parole sur la baisse des contrats aidés.

Ô comme 3 Mômes

1er témoignage des 4 prévus par l'Union, celui d'Agnès Privat, directrice de la crèche Ô comme 3 Mômes : 

"Au 1er septembre, je devais recruter 5 personnes dont 4 en emploi aidé. À ce jour, j’ai dû reporter certains recrutements, embaucher des CDD de 2 mois, pour être sûre d’assurer la rentrée des familles. Pour la suite, je ne sais pas encore comment nous allons faire. Cela a un impact également sur la précarité des personnes que l’on embauche, sur la possibilité de se faire de l’expérience et de se professionnaliser ainsi que sur l’éventualité d’être titularisé à l’issu de l’emploi aidé​ [...]. C’est en premier lieu les enfants et leur famille qui vont en pâtir puisque nous devrons très certainement limiter le nombre de places d’accueil, ce qui est une aberration dans un contexte où l’État cherche à en augmenter le nombre".

​Régie Service 13

2ème témoignage des 4 prévus par l'Union, celui de Philippe Mazel, président de la régie Régie Service 13 :

"Notre association est une régie de quartier. Elle crée du lien social dans les quartiers populaires de Marseille. Nous contribuons à l’entretien des quartiers par ses propres habitants, nous faisons de l’insertion par l’activité économique. Nos publics précaires sont souvent issus des quartiers prioritaires de la Ville. Nous les aidons à acquérir de l’autonomie en apportant des solutions à leurs problèmes (logement, mobilité, endettement…) pour construire un projet professionnel. [...] Au lieu de baisser le nombre des contrats aidés, il faut au contraire les sécuriser et les stabiliser budgétairement car les personnes éloignées de l’emploi depuis longtemps ont besoin de temps pour construire un parcours cohérent et solide"

UFCV

3ème témoignage des 4 prévus par l'Union, celui de Noël Prioux, responsable territorial des formations professionnelles aux métiers de l’animation à l’UFCV de Caen :

"L’UFCV est une association qui a pour vocation d’animer des séjours de vacances pour les personnes handicapées, d’accompagner les collectivités locales en matière d’animation enfance/jeunesse et de former les publics aux métiers de l’animation et du sanitaire et social. La baisse des contrats aidés aura un double impact. D’une part, la disparition de ces aides ne permettra plus à l’association de s’engager sur un parcours long d’employabilité de salariés. [...] D’autre part, en tant qu’organisme de formation, l’activité même de l’association risque d’être impactée par cette décision car les contrats aidés, et particulièrement les emplois d’avenir, bénéficient de formations".

Fréquence Mistral

4ème et dernier témoignage de l'Union, celui de François Malabave, directeur de Fréquence Mistral :

"Plus d’une cinquantaine de personnes ont été recrutées au fil des ans et des dispositifs (TUC, CES, CIE, CEC, CAE, emplois d’avenir, etc.) par notre association. Toutes étaient dans des situations éloignées de l’emploi. Nous les avons accompagnées avec des formations internes et externes pour renforcer les acquis et, quand nous le pouvions, une pérennisation en CDI au sein de notre radio. [...] Les statistiques de ces emplois dans notre radio sont révélatrices et plus que positives pour les personnes accueillies : plus de 25% des salariés encore en poste sont en CDI et en dehors de nos CDI, près de 40 % de nos anciens collègues ont consolidé leurs parcours personnels et sont en activité professionnelle à l’issue de leur passage chez nous".

​Documents source à télécharger

Consultez le dernier communiqué officiel de l'UDES sur les contrats aidés.
​Consultez le 1er témoignage des employeurs de l'ESS avec l'UDES.
Consultez le 2ème témoignage des employeurs de l'ESS avec l'UDES.
Consultez le 3ème témoignage des employeurs de l'ESS avec l'UDES.
Consultez le 4ème témoignage des employeurs de l'ESS avec l'UDES.

 

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